Sejour Grece




Vous souhaitez partir pour un voyage sejour Grece ?
Nous vous proposons tous les voyages Grece à prix canon !
Choisissez le sejour Grece de vos rêves et comparez les offres des plus grands voyagistes pour voyager pas cher.
     
Rechercher un sejour
Voyagiste  
 
Budget  
 
 
Voyage Grece

-Sejour Grece

-Billet avion Grece

-hotel Grece

Villes disponible
Séjour Grece

sejours Athenes
Sejour Grece
Voyage Grece
Le Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne, également connu sous l'acronyme GRECE, est une « société de pensée à vocation intellectuelle » (ou « communauté de travail et de pensée[1] ») fondée en janvier 1968 par quarante militants[2] issus de la mouvance d'extrême droite européiste incarnée par des mouvements comme Europe-Action, la revue et le cercle animés par Dominique Venner et Jean Mabire, la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), le Mouvement national du progrès (MNP) ou le Rassemblement européen pour la liberté (REL). Après une première réunion nationale tenue les 4 et 5 mai 1968, les statuts en sont officiellement déposés à la préfecture des Alpes-Maritimes le 17 janvier 1969.

Parmi ses fondateurs, le journaliste et écrivain français Alain de Benoist est celui qui accède par la suite à la plus grande notoriété. Dans la lignée de Dominique Venner qui, à la suite de son manifeste intitulé Pour une critique positive (1962), constatait le décalage réel entre les aspirations des Français et le caractère suranné des propositions des organisations activistes et voulait de fait « combattre plus par les idées et l'astuce que par la force[3] », Alain de Benoist et ses amis souhaitaient créer un pôle intellectuel destiné à influencer la droite française par l'élaboration d'une « nouvelle culture de droite » capable d'affronter la « problématique dominante[4] », mélange de culture judéo-chrétienne et d'idéologie marxiste ou marxisante[5] alors à l'honneur dans le monde intellectuel et universitaire français.

Pour ce faire, une longue période de réflexion et de maturation est nécessaire, période pendant laquelle sera abandonnée le champ de la politique proprement dite, au profit de ce qu'ils appellent la « métapolitique », définie comme « le domaine des valeurs qui ne relèvent pas du politique, au sens traditionnel du terme, mais qui ont une incidence directe sur la constance ou l'absence de consensus social régi par le politique[6] ».

Le GRECE, qui comptait en son sein des journalistes et des universitaires, articula l'essentiel de ses activités autour d'une revue doctrinale, fondée en 1974, Études et recherches, et des revues Nouvelle École (dont le premier numéro date de février-mars 1968) et Éléments pour la civilisation européenne (fondée en 1973). En septembre 1976, les éditions Copernic sont fondées par plusieurs membres du GRECE[7] : elles publient les écrits des auteurs affiliés à celui-ci ainsi que ceux d'historiens, de psychologues et de philosophes du XXe siècle considérés comme des « précurseurs » (comme Louis Rougier, Oswald Spengler, Hans Eysenck ou Julius Evola[8]).

Durant la première décennie d'existence du GRECE, ses responsables se sont appliqués à constituer et étendre leurs réseaux de pénétration des élites : ainsi organisent-ils des conférences et des séminaires tant à Paris qu'en province (« Qu'est-ce que la métapolitique ? » en novembre 1968, « La question des valeurs » en mai 1970, « Morale d'hier, éthique de demain » en octobre 1971, « L'histoire a-t-elle un sens ? » en octobre 1973, « Des élites pour quoi faire ? » en janvier 1975, « Les illusions de l'égalité » en décembre 1977, etc.), des « camps de réflexion » rappelant ceux de la FEN, et même une université d'été. Ils patronnent par ailleurs des organisations « amies », non intégrées à l'organigramme du GRECE mais proches de lui par les personnalités qui les fréquentent ou la thématique qui y est abordée : ainsi le cercle Pareto[9] à l’Institut d’études politiques de Paris, le cercle Galilée à Dijon, le cercle Jean Médecin à Nice, le cercle Henry de Montherlant à Bordeaux, le CLOSOR[10] (Comité de liaison des officiers et sous-officiers de réserve), le GENE[11] (Groupe d'études pour une nouvelle éducation), etc. S'attachant à investir des organes de presse implantés dans le public qu'ils se proposaient de convaincre, des membres du GRECE entrèrent dans deux publications du groupe Bourgine, Valeurs actuelles et Le Spectacle du monde.

En septembre 1977, l'arrivée à la tête des services culturels du Figaro de Louis Pauwels, ancien directeur de Planète va permettre aux thématiques grécistes d'être connues du grand public : Le Figaro Magazine, hebdomadaire à forte diffusion dont il devient directeur, est créé en 1978. Lors de sa création figuraient Patrice de Plunkett, nommé rédacteur en chef adjoint, Jean-Claude Valla, Yves Christen, Christian Durante, Michel Marmin, Grégory Pons, tous membres du GRECE. Si l'existence d'autres courants de pensée au sein du « Fig Mag » ne permet pas d'en faire une sorte d'antenne médiatique du GRECE, l'influence qu'y a exercée jusqu'en 1981 le noyau dur de la Nouvelle Droite a été considérable.

Le GRECE et le Club de l'Horloge, club de réflexion libéral, font l'objet d'une campagne de presse hostile en 1979, dénonçant dans la galaxie de la Nouvelle Droite la résurgence d'une « nouvelle extrême droite ». Les deux associations ont cependant des buts et statuts très différents et ne comptent que quelques membres en commun, Yvan Blot, président du Club de l'Horloge, étant un temps membre du GRECE). D'autres campagnes hostiles suivront sur le même thème, dans les années 1980 et 1990, relayées entre autres par Le Monde, Le Canard enchaîné, Libération. Le GRECE y perd son implantation au Figaro Magazine et fait désormais son chemin dans un relatif isolement. À son apogée à la fin des années 1970, le GRECE aurait compté près de 4000 adhérents[12].